CHOISISSEZ AUJOURD’HUI !


CHOISISSEZ AUJOURD’HUI ! 

 

Dimanche 21 décembre 2025

Semaine 13 : Choisissez aujourd’hui !

Thème général : Leçons de foi tirées du livre de Josué.


Verset-clé : « Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir... Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Josué 24:15).


Il est des moments où la foi ne peut plus se contenter d’un héritage, ni se dissimuler derrière des acquis spirituels. Il est des heures où l’histoire, la mémoire et l’expérience accumulée ne servent plus qu’à une chose : contraindre à un choix. Le chapitre 24 du livre de Josué s’ouvre précisément sur l’un de ces seuils. Le peuple n’est plus en marche, les combats majeurs sont derrière lui, les promesses ont commencé à s’accomplir, et pourtant l’essentiel reste à décider. Rassemblé à Sichem, lieu même où Dieu avait promis le pays à Abraham (Gn 12:7), Josué, désormais âgé, conscient de l’imminence de sa mort et de l’absence d’un successeur désigné, ne transmet ni stratégie militaire, ni programme politique, ni plan de succession. Il place Israël devant une question plus radicale : à qui appartient réellement votre loyauté ?


Ce « aujourd’hui » n’est pas une simple indication temporelle. Il désigne le point de tension où la foi cesse d’être collective pour devenir personnelle, où la mémoire des actes de Dieu exige une réponse consciente, libre et visible. En convoquant Israël à Sichem, Josué ramène le peuple au lieu même des premières promesses, dans le cadre solennel d’un renouvellement d’alliance structuré selon les formes anciennes des traités de suzeraineté, comme pour rappeler que l’histoire du salut n’a de sens que si chaque génération accepte d’y entrer à nouveau. Ainsi s’ouvre une semaine de méditation qui ne cherche pas d’abord à informer, mais à exposer ; non à rassurer, mais à dévoiler. Car choisir Dieu n’est jamais neutre, jamais automatique, jamais hérité sans combat.

 

QUESTIONS DE RÉFLEXION

Quel est l’impératif en ce qui concerne le choix pour Dieu ? Que révèle l’appel de Josué sur l’état spirituel d’Israël à cette époque ? En quoi cette expérience nous concerne-t-elle aujourd’hui ? De quelle manière rendons-nous visibles nos choix pour Dieu ? Quels sont les « dieux étrangers » auxquels nous nous accrochons encore ? Quels parallèles peut-on établir avec le grand conflit ?


CITATIONS

· Si Dieu éliminait le mal en nous programmant pour n’accomplir que des actes bons, nous perdrions cette marque distinctive : la capacité de choisir. Nous ne serions plus des agents moraux libres. Nous serions réduits au statut de robots. Billy Graham

· Si vous n’avez pas choisi d’abord le royaume de Dieu, ce que vous aurez choisi à la place n'aura, en fin de compte, aucune importance. William Law

· J’étais agnostique jusqu’au jour où j’ai compris que je devais choisir entre Dieu et le destin. L’idée que l’humanité et la nature seraient le résultat du hasard ne m’a pas du tout convaincu. Je perçois la présence de Dieu partout. Andrea Bocelli

· Il devient essentiel de choisir son chemin. La vie consiste à faire ces choix. On se construit en choisissant. Il faut de la force pour devenir un enfant de Dieu. Toyohiko Kagawa

· Dès l’instant où une créature devient consciente de Dieu en tant que Dieu et d’elle-même en tant que soi, l’alternative redoutable de choisir Dieu ou soi-même comme centre s’ouvre devant elle. C. S. Lewis

· En choisissant votre dieu, vous choisissez votre manière de regarder l’univers. Il existe de nombreux dieux. Choisissez le vôtre. Joseph Campbell


LA SEMAINE EN BREF

Josué 24 rappelle aux Israélites rassemblés leur histoire passée ainsi que leurs engagements envers Dieu. Genèse 12:7 rapporte la promesse de Dieu à Abraham de lui donner le pays. Deutéronome 17:19 donne des instructions au roi d’Israël afin qu’il n’abuse pas de sa position. « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude » (Deutéronome 5:6). 1 Rois 11:2, 4, 9 décrit l’apostasie de Salomon provoquée par ses femmes étrangères. 2 Timothée 4:7-8 présente le témoignage final de Paul, qui affirme avoir persévéré fidèlement dans le combat de la foi jusqu’au terme de sa course, et qui attend désormais la couronne de justice promise par le Seigneur, le juste Juge, à tous ceux qui auront aimé son avènement.


COMMENTAIRE

Le discours de Josué se déploie selon une dynamique rigoureuse : Dieu agit, l’homme répond. L’accent est placé sur le fait que Dieu demeure l’acteur exclusif de l’histoire du salut, au point que le récit accumule dix-neuf verbes à la première personne, soulignant que le peuple est davantage bénéficiaire qu’initiateur. Cette insistance vise à ôter toute illusion d’autosuffisance spirituelle. Si Israël existe, s’il demeure, s’il possède une terre, c’est uniquement parce que Dieu a été fidèle à Ses promesses.


Mais ce rappel ouvre immédiatement sur un basculement décisif : maintenant. Ce mot marque la transition entre la grâce reçue et la responsabilité assumée. Le peuple est libre - libre de servir, libre de refuser. Cette liberté n’est pas une concession moderne ; elle est au cœur même de l’alliance. Servir l’Éternel ne peut se faire ni par contrainte, ni par automatisme religieux, ni par fidélité héritée. La foi véritable suppose une vie tamim, entière, sans duplicité, et une fidélité ’emet, stable et durable, appelées à refléter le caractère même de Dieu.


Car l’idolâtrie dénoncée par Josué n’est pas toujours spectaculaire. Elle se dissimule souvent « au milieu » du peuple, dans des attachements tenaces, des sécurités parallèles, des compromis tolérés. Le cœur humain doit être consciemment natah, incliné vers Dieu, faute de quoi il s’incline ailleurs. Le danger n’est pas l’abandon brutal de l’Éternel, mais la lente déviation de l’allégeance. À cet égard, l’absence de rapport final attestant l’élimination effective des idoles laisse le livre volontairement ouvert. L’appel de Josué ne se clôt pas avec sa mort ; il traverse les générations.


Ainsi, la vraie question posée par ce chapitre - et par cette semaine - n’est pas celle de l’information, mais celle de l’allégeance. Le combat de la foi ne se gagne pas dans les déclarations enthousiastes, mais dans la constance éprouvée. Josué est sur le point de disparaître ; aucun successeur humain ne se profile - et cette absence devient un appel silencieux adressé au lecteur. Finir bien n’est possible que si l’on choisit bien, aujourd’hui.


Plan de la semaine

La semaine s’ouvre par l’appel frontal de Josué : Choisissez aujourd’hui !, posant le cadre du choix et son urgence spirituelle. Elle se poursuivra par le rappel que nous n’étions pas de simples spectateurs du passé - Vous y étiez ! - car chaque génération est impliquée dans l’histoire de l’alliance. Le chemin conduira ensuite à l’exigence d’un service vécu avec intégrité et fidélité, avant de sonder le paradoxe d’une liberté qui engage : Libre de servir. La réflexion se fera plus incisive encore en exposant les dangers de l’idolâtrie, souvent dissimulée au cœur même du peuple de Dieu. Enfin, la semaine s’achèvera sur une perspective d’espérance lucide : Une bonne fin, celle d’une vie et d’une foi qui, comme celle de Josué et de Paul, auront tenu jusqu’au bout.

 

QUE CETTE SEMAINE SOIT CELLE D’UN « AUJOURD’HUI » RÉSOLU, OÙ NOS MAISONS, NOS CŒURS ET NOS VIES SE DÉCLARENT POUR L’ÉTERNEL, SEUL ROI ET SEUL SEIGNEUR !

 

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